
Une particule de masse au repos nulle, comme les photons, ou des électrons dans le graphène se comportant comme des fermions de Dirac relativistes.Une particule sans masse a une masse au repos nulle et se déplace donc toujours à la vitesse de la lumière dans le vide. L'exemple le plus familier est le photon, le quantum du rayonnement électromagnétique. En physique de la matière condensée, les quasiparticules dans certains matériaux — comme les électrons dans le graphène — se comportent comme des fermions relativistes sans masse, obéissant à l'équation de Dirac plutôt qu'à l'équation de Schrödinger. Cela conduit à des propriétés de transport extraordinaires, notamment une mobilité extrêmement élevée et la capacité de traverser des barrières qui arrêteraient les particules massives.
Le concept de particules sans masse a été établi au début du XXe siècle avec le développement de la relativité restreinte et de la mécanique quantique. Le photon a été proposé par Einstein en 1905, et l'équation de Dirac (1928) a prédit des fermions sans masse, réalisés plus tard dans la structure électronique du graphène (découverte expérimentalement en 2004 par Geim et Novoselov).
Pour une particule véritablement sans masse, la relation énergie-impulsion est E = pc, où p est l'impulsion. Cette dispersion linéaire signifie que la particule n'a pas de référentiel au repos et ne peut pas être ralentie. Dans le graphène, les électrons près des points de Dirac ont une relation énergie-impulsion linéaire, imitant des particules relativistes sans masse avec une « vitesse de la lumière » effective d'environ 10^6 m/s. Ce comportement émerge de la structure en nid d'abeille et du saut quantique des électrons entre les atomes de carbone.
Les particules sans masse sont au cœur de la photonique, des télécommunications et des cellules solaires. Les électrons sans masse du graphène permettent des transistors ultra-rapides, des conducteurs transparents et des détecteurs sensibles.
Dans le graphène, les électrons se comportent comme s'ils avaient une masse nulle, mais ils portent toujours une charge — ce qui leur permet de traverser des barrières de potentiel élevées avec une transmission parfaite, un phénomène appelé effet tunnel de Klein.






