La symétrie d'un système physique sous l'inversion spatiale, également appelée symétrie de parité.La symétrie miroir, ou symétrie de parité, est la propriété d'un système physique de rester inchangé lorsque les coordonnées spatiales sont inversées — comme si l'on regardait dans un miroir. En physique des particules, cela signifie que les lois régissant un processus devraient être identiques à celles régissant son image miroir. Pendant des décennies, les physiciens ont supposé que cette symétrie était fondamentale, mais des expériences dans les années 1950 ont montré que la force nucléaire faible la viole, ce qui signifie que certains processus se produisent préférentiellement dans une « chiralité » plutôt que dans l'autre.
Le concept a été formalisé en mécanique quantique dans les années 1920-1930, avec une approche rigoureuse due à Eugene Wigner. La violation de la parité dans les interactions faibles a été proposée par Chen-Ning Yang et Tsung-Dao Lee en 1956 et confirmée expérimentalement par Chien-Shiung Wu en 1957.
En termes mathématiques, la transformation de parité change le signe de toutes les coordonnées spatiales (x, y, z) → (−x, −y, −z). Un système possède la symétrie miroir si son hamiltonien (opérateur d'énergie) commute avec l'opérateur de parité. Lorsque cette symétrie est exacte, chaque état physique a un homologue miroir avec une énergie et un comportement identiques. En pratique, tester la parité consiste à comparer les taux de processus avec leurs images miroir, souvent en utilisant des particules polarisées ou des molécules chirales.
La violation de la parité est exploitée dans la détection des neutrinos et dans l'étude de la structure chirale des interactions fondamentales, ainsi que dans des techniques d'imagerie médicale comme les examens TEP qui reposent sur des processus d'interaction faible.
L'univers lui-même pourrait avoir un léger biais gaucher, comme en témoigne le fait que tous les neutrinos observés sont gauchers et les antineutrinos droitiers.






