Un flux de gaz ou de poussière qui s'étire derrière un corps se déplaçant dans l'espace.La queue d'une comète est un flux de gaz ou de poussière qui s'étire derrière la comète lors de son voyage dans l'espace, pointant toujours à l'opposé du Soleil sous l'effet de la pression de la lumière solaire et du vent solaire. C'est l'une des caractéristiques les plus visibles et emblématiques des comètes, s'étendant souvent sur des millions de kilomètres dans le ciel. La queue n'est pas une structure statique mais un phénomène dynamique qui évolue à mesure que la comète s'approche ou s'éloigne du Soleil, et elle fournit des indices cruciaux sur la composition du noyau cométaire et les conditions du milieu interplanétaire.
La direction des queues de comètes a été correctement expliquée pour la première fois au XVIe siècle par Pierre Apian, qui a observé que les queues pointent à l'opposé du Soleil. Plus tard, au XIXe siècle, Friedrich Bessel et d'autres ont développé des théories plus détaillées impliquant la pression de radiation solaire.
Lorsqu'une comète s'approche du Soleil, son noyau glacé se réchauffe et libère du gaz et de la poussière, formant une chevelure—une atmosphère floue autour du noyau. Le vent solaire (un flux de particules chargées) et la pression de radiation de la lumière solaire repoussent cette matière à l'opposé du Soleil, créant deux queues distinctes : une queue ionique droite et bleutée, composée de particules chargées qui suivent les lignes de champ magnétique, et une queue de poussière courbe et blanchâtre qui traîne en raison du mouvement orbital de la comète. Les queues pointent toujours à l'opposé du Soleil, quelle que soit la direction de déplacement de la comète.
L'étude des queues de comètes aide les scientifiques à comprendre la composition des comètes et la dynamique du vent solaire, ce qui est essentiel pour la prévision de la météo spatiale et pour la planification de missions spatiales vers les comètes.
Une comète peut avoir deux queues qui pointent dans des directions légèrement différentes, et parfois même une troisième, une anti-queue faible, qui pointe vers le Soleil, causée par des particules de poussière plus grosses qui restent en arrière dans le plan orbital.









