
Combiner plusieurs mesures pour réduire le bruit et améliorer la précision d'un signal.Le moyennage de signal est une technique utilisée pour extraire un signal faible et répétitif d'un fond bruité en sommant plusieurs mesures du même événement. Le principe sous-jacent est que le bruit aléatoire tend à s'annuler lors du moyennage, tandis que le signal, qui est cohérent d'une mesure à l'autre, s'additionne de manière constructive. Cette méthode est fondamentale dans de nombreux domaines scientifiques et techniques, de la détection des ondes gravitationnelles à l'amélioration de la résolution de l'imagerie médicale.
Le moyennage de signal est utilisé depuis les débuts de l'électronique, mais il est devenu une technique standard au milieu du XXe siècle avec le développement d'ordinateurs capables de sommer des milliers de traces. Il a joué un rôle crucial dans les débuts de la radioastronomie et dans la découverte des pulsars en 1967.
Le rapport signal sur bruit (RSB) d'une mesure unique est souvent médiocre. En prenant N mesures répétées du même signal et en les sommant, l'amplitude du signal croît linéairement avec N, tandis que le bruit, étant aléatoire, ne croît que comme la racine carrée de N. Ainsi, le RSB s'améliore comme la racine carrée de N. Cela ne fonctionne que si le signal est synchronisé sur un déclencheur et si le bruit est aléatoire et non corrélé au signal. En pratique, les mesures sont alignées dans le temps, sommées, puis divisées par N pour obtenir la moyenne.
Le moyennage de signal est utilisé en électrocardiographie (ECG) pour détecter de minuscules signaux cardiaques, en imagerie par résonance magnétique (IRM) pour améliorer la qualité des images, et dans les détecteurs d'ondes gravitationnelles comme LIGO pour extraire les signaux faibles issus des fusions de trous noirs.
Le premier pulsar a été découvert parce que Jocelyn Bell Burnell a remarqué un signal qui apparaissait toutes les 1,337 secondes, qui n'était visible qu'après avoir moyenné de nombreuses minutes de données, et il a été initialement surnommé « LGM-1 » (Little Green Men) car il était si régulier qu'on pensait qu'il était artificiel.













