La quantité d'énergie électrique utilisée par un appareil, qu'il est crucial de minimiser dans les environnements cryogéniques.La consommation électrique désigne la quantité d'énergie électrique qu'un appareil utilise par unité de temps, généralement mesurée en watts. Dans les environnements cryogéniques, où les températures approchent le zéro absolu, minimiser la consommation électrique est crucial car toute chaleur générée par l'électronique doit être évacuée par le système de refroidissement, ce qui est extrêmement inefficace. Par exemple, évacuer un watt de chaleur à 4 kelvins peut nécessiter plus de mille watts de puissance d'entrée à température ambiante. Ainsi, réduire la consommation électrique diminue directement les coûts d'exploitation et l'empreinte physique de l'infrastructure cryogénique.
Dans les systèmes cryogéniques, la consommation électrique est minimisée grâce à plusieurs stratégies. Les dispositifs supraconducteurs, qui présentent une résistance électrique nulle en dessous de leur température critique, éliminent entièrement l'échauffement par effet Joule — c'est le principe de la « mémoire supraconductrice ». L'électronique basse consommation est conçue avec des tensions d'alimentation et des fréquences d'horloge réduites, car la puissance dynamique varie comme le carré de la tension. De plus, « la lumière au lieu des fils » décrit l'utilisation de fibres optiques pour transmettre les signaux dans le cryostat, remplaçant les câbles électriques qui conduiraient la chaleur et dissiperaient de la puissance. Le refroidissement lui-même fait souvent appel à des réfrigérateurs à tube pulsé ou à dilution, dont l'efficacité est directement liée à la charge thermique de l'appareil.
Minimiser la consommation électrique est essentiel pour les ordinateurs quantiques, l'électronique de lecture des qubits supraconducteurs et les détecteurs ultra-sensibles en astrophysique, où l'ensemble du système doit fonctionner à des températures de l'ordre du millikelvin.
Dans un réfrigérateur à dilution, la puissance frigorifique à 10 millikelvins n'est typiquement que de quelques centaines de microwatts — moins que la puissance consommée par une seule diode électroluminescente — si bien que chaque nanowatt de chaleur provenant de l'électronique doit être méticuleusement pris en compte.













