Bell's theorem shows that no local hidden variable theory can reproduce all predictions of quantum mechanics.En 1964, John Bell a trouvé un moyen de trancher le débat entre Einstein et Bohr : il a dérivé une inégalité que toute théorie avec des paramètres cachés et sans influence instantanée entre particules doit respecter. Cette contrainte s'exprime par l'inégalité : S ≤ 2. Cependant, la mécanique quantique avec ses états intriqués viole cette inégalité, prédisant S jusqu'à 2√2 (environ 2,828). Par exemple, pour certains angles de rotation des polariseurs, la corrélation entre photons s'avère plus forte que ce que permet le réalisme local. De nombreuses expériences, à commencer par celles d'Alain Aspect dans les années 1980, ont confirmé le résultat quantique.
John Stewart Bell a formulé l'inégalité en 1964, inspiré par le paradoxe Einstein-Podolsky-Rosen. En 1969, Clauser, Horne, Shimony et Holt en ont proposé une version plus adaptée aux expériences (CHSH). Les expériences décisives d'Alain Aspect en 1982 ont comblé la faille de localité, confirmant la prédiction quantique.
La vérification expérimentale utilise une source de photons intriqués et deux analyseurs éloignés. En faisant varier l'orientation des analyseurs, on mesure quatre fonctions de corrélation E(θ). Dans le cas quantique, E(θ) = cos(2θ), d'où S_max = 2√2 pour des angles de 0°, 22.5°, 45°, 67.5°. Limitations : l'inégalité s'applique aux ensembles statistiques, pas aux événements individuels ; elle exclut seulement les variables cachées locales, sans toucher aux théories non locales.
La cryptographie quantique repose sur cette propriété : toute interférence avec une paire de photons intriqués rompt immédiatement la corrélation délicate, rendant toute écoute impossible.
Le paradoxe Einstein-Podolsky-Rosen (EPR) a longtemps été considéré comme un argument contre la complétude de la mécanique quantique, mais le théorème de Bell en a fait un outil de vérification expérimentale, confirmant l'« étrange action à distance ».












