Un matériau lamellaire de la famille des dichalcogénures de métaux de transition qui présente un faible frottement lorsqu'il glisse contre du graphite.Le disulfure de molybdène (MoS₂) est un composé lamellaire appartenant à la famille des dichalcogénures de métaux de transition. Il est constitué de feuillets d'atomes de molybdène pris en sandwich entre deux couches d'atomes de soufre, maintenues ensemble par de faibles forces de van der Waals. Cette structure lui confère des propriétés lubrifiantes remarquables : lorsqu'il glisse contre du graphite ou d'autres matériaux, il présente un frottement extrêmement faible, approchant souvent la superlubrification—un état où le frottement disparaît presque. Au-delà de la lubrification, le MoS₂ est un semi-conducteur dont la bande interdite devient directe lorsqu'il est réduit à une seule couche, ce qui en fait un matériau vedette en nanoélectronique et en optoélectronique.
Le disulfure de molybdène est utilisé comme lubrifiant depuis les années 1960, mais son potentiel en électronique n'a été reconnu que dans les années 2010, lorsque des chercheurs ont découvert qu'une seule couche de MoS₂ émet de la lumière efficacement, suscitant d'intenses recherches sur les semi-conducteurs bidimensionnels.
Le faible frottement provient du fait que les couches sont maintenues par des forces faibles, ce qui leur permet de glisser facilement les unes sur les autres. Lorsque le MoS₂ glisse contre du graphite, les réseaux atomiques des deux matériaux peuvent s'aligner de manière à créer un paysage d'énergie potentielle presque plat—les atomes « chevauchent » sans se verrouiller en place, un phénomène appelé superlubrification structurelle. Cela se produit lorsque le contact est incommensurable (les périodes des réseaux ne correspondent pas), de sorte que la force latérale nette s'annule en moyenne. En électronique, ses propriétés semi-conductrices proviennent des orbitales d du molybdène, qui lui confèrent une bande interdite ajustable selon l'épaisseur de la couche.
Le MoS₂ est utilisé comme lubrifiant sec dans les applications aérospatiales et automobiles, ainsi que comme matériau de canal dans les transistors flexibles, les photodétecteurs et les capteurs de gaz.
Lorsque le MoS₂ est exfolié en une seule couche, il devient un semi-conducteur à bande interdite directe, émettant de la lumière beaucoup plus efficacement que sa forme massive, qui est un matériau à gap indirect.





















