
Un trou noir formé par l'effondrement d'une étoile massive, typiquement de quelques à des dizaines de masses solaires.Un trou noir stellaire est le vestige compact laissé derrière lui lorsqu'une étoile très massive (typiquement plus d'environ 8 à 10 fois la masse du Soleil) épuise son combustible nucléaire et subit un effondrement gravitationnel. Ces trous noirs pèsent de quelques à des dizaines de masses solaires, ce qui en fait le type de trou noir le plus courant dans l'univers. Ils constituent le point final de l'évolution stellaire pour les étoiles les plus massives, et leur existence est déduite de leur influence gravitationnelle sur la matière environnante, de l'émission de rayons X provenant du gaz en accrétion, et des ondes gravitationnelles issues des fusions.
L'idée d'un corps si massif que la lumière ne peut s'en échapper remonte à John Michell (1783) et Pierre-Simon Laplace (1796), mais la théorie moderne est issue de la relativité générale d'Einstein (1915). Le premier candidat observationnel solide, Cygnus X-1, a été identifié dans les années 1970.
Lorsque le cœur d'une étoile massive ne peut plus produire assez d'énergie pour contrer la gravité, il s'effondre. Si la masse du cœur dépasse la limite de Tolman-Oppenheimer-Volkoff (environ 2 à 3 masses solaires), aucune force connue ne peut arrêter l'effondrement, et un trou noir se forme. L'horizon des événements, la frontière d'où rien ne peut s'échapper, a un rayon proportionnel à la masse (le rayon de Schwarzschild). La matière qui tombe dans le trou noir s'échauffe et émet des rayons X, ce qui permet de détecter de nombreux trous noirs stellaires dans les systèmes binaires.
Les trous noirs stellaires sont des laboratoires naturels pour tester la relativité générale, et leurs fusions sont détectées par les observatoires d'ondes gravitationnelles comme LIGO et Virgo.
Le trou noir stellaire connu le plus proche, Gaia BH1, n'est qu'à environ 1 560 années-lumière, plus près que beaucoup d'étoiles visibles à l'œil nu.

















