The Heisenberg uncertainty principle states that the position and momentum of a particle cannot both be precisely determined simultaneously.En 1927, Werner Heisenberg, analysant une expérience de pensée avec un microscope, est parvenu à la conclusion que la mesure d'une grandeur perturbe l'autre. De la mécanique quantique découlait la relation Δx·Δp ≥ ℏ/2, où Δx est l'incertitude sur la coordonnée, Δp sur l'impulsion et ℏ une petite constante de Planck. Plus on tente de localiser précisément une particule, plus sa vitesse devient indéterminée. Ce n'est pas une imperfection des instruments, mais une borne fondamentale : avant la mesure, la particule n'a pas de trajectoire précise. Imaginez que vous vouliez mesurer simultanément la position et la vitesse d'un pendule : pour déterminer la position, il faut « l'arrêter » mentalement, mais vous perdez alors l'information sur la vitesse. Dans le monde quantique, cette complémentarité est absolue.
Werner Heisenberg a formulé le principe en 1927 dans une lettre à Paul Dirac et l'a publié dans un article « Sur le contenu intuitif de la cinématique et de la mécanique quantiques ». Earle Kennard a montré la même année que l'incertitude découle directement de l'algèbre des opérateurs. Niels Bohr et Albert Einstein ont eu de longs débats, essayant de contourner les limites par des expériences de pensée, mais toutes les objections ont été réfutées. Aujourd'hui, ce principe constitue la pierre angulaire de l'interprétation de Copenhague.
Le principe fixe les limites des représentations classiques : une particule n'a pas simultanément une position exacte et une impulsion ; cela explique la stabilité des atomes et l'effet tunnel. Expérimentalement : le rétrécissement de la fente pour préciser la coordonnée augmente la diffraction, élargissant la dispersion de l'impulsion. Le principe limite la résolution des microscopes et la précision des mesures, mais il est aussi à la base des ordinateurs quantiques qui utilisent la superposition d'états incompatibles.
Le principe explique la stabilité des atomes et de toute la matière : les électrons ne tombent pas sur le noyau parce que la diminution de l'incertitude sur la coordonnée augmente brusquement l'incertitude sur l'impulsion. C'est sur cela que repose le fonctionnement des microscopes à effet tunnel.
La relation d'incertitude s'applique aussi à l'énergie et au temps : plus une particule vit longtemps, plus sa masse est définie. Ainsi naissent les particules virtuelles, qui surgissent un instant du vide.
| \Delta x | variable | Standard deviation of position — incertitude de position metre |
| \Delta p | variable | Standard deviation of momentum — momentum uncertainty kilogram metre per second |
| \hbar | constante | Reduced Planck constant — constante de Planck réduite = 1.054571817e-34 joule second |



















