Azote à l'état liquide à très basse température, couramment utilisé comme réfrigérant.L'azote liquide est de l'azote à l'état liquide, ce qui se produit à des températures extrêmement basses — en dessous de son point d'ébullition de −196 °C (−321 °F). Il est produit par distillation fractionnée de l'air, où l'azote est séparé de l'oxygène et d'autres gaz, puis refroidi et comprimé jusqu'à ce qu'il se condense en un liquide incolore et inodore. En tant que fluide cryogénique, c'est l'un des réfrigérants les plus accessibles et les plus utilisés dans la science et l'industrie, apprécié pour son inertie, son faible coût et sa capacité à absorber rapidement la chaleur.
La liquéfaction de l'azote a été réalisée pour la première fois en 1883 par les physiciens polonais Zygmunt Wróblewski et Karol Olszewski, qui se sont appuyés sur des travaux antérieurs en cryogénie. Leur percée a ouvert la voie à l'étude de la matière à très basses températures.
L'azote liquide fonctionne en absorbant la chaleur de son environnement lors de son évaporation. Lorsqu'il entre en contact avec un objet plus chaud, le liquide bout, retirant l'énergie thermique et refroidissant l'objet à des températures cryogéniques. Ce processus est efficace car l'azote a une chaleur latente de vaporisation élevée, ce qui signifie qu'une quantité relativement faible de liquide peut absorber une grande quantité de chaleur. Dans des applications comme la recherche sur la supraconductivité, il est utilisé pour refroidir des matériaux en dessous de leur température critique, où ils présentent une résistance électrique nulle.
L'azote liquide est utilisé pour refroidir les aimants supraconducteurs des appareils d'IRM, préserver les échantillons biologiques en cryoconservation, et congeler rapidement les produits alimentaires. Il sert également de réfrigérant dans les détecteurs de physique des particules et dans la production d'environnements ultra-froids pour les expériences quantiques.
Lorsque l'azote liquide bout, il produit un épais brouillard blanc qui est en réalité de la vapeur d'eau condensée de l'air, et non du gaz azote lui-même, qui est invisible.















